La Fabrique de Bordeaux Métropole est la société publique locale de Bordeaux Métropole et ses 28 communes. A ce titre, elle pilote des opérations urbaines et immobilières dans le cadre des programmes « Habiter, s’épanouir – 50 000 logements accessibles par nature » et « Entreprendre, travailler dans la métropole ».
La Fab souhaite opérationnaliser les objectifs de sobriété foncière que porte Bordeaux Métropole : faire « la ville sur la ville » en réinvestissant l’existant (bâtiments et sols déjà artificialisés), en privilégiant la mobilisation des biens vacants ou sous‑occupés (logements, bureaux, locaux d’activité, dents creuses, friches, tissus pavillonnaires/collectifs/mixtes/activités).
L’Atlas du foncier invisible, élaboré par l’agence d’architecture bordelaise Selva&Maugin, définit les leviers « intensifier sans construire » (réinvestir le bâti vacant/sous‑occupé, changement d’usage, mutualisation) et « densifier sans artificialiser » (construire sur foncier déjà artificialisé : dents creuses, friches, tissus sous‑occupés). Il précise les grandes familles de gisements et en établit le glossaire.
Missions principales
– Construire un “atlas local du foncier invisible” des quartiers des gares du RER métropolitain
– Définir les conditions de mobilisation (technique, juridique, partenariale) des sites/bâtis repérés pour des programmes de logement, équipements publics et locaux économiques.
Tâches à réaliser
1) Cadrage et méthode
– Appropriation des typologies de fonciers invisibles : logements/bureaux/locaux d’activité vacants ; dents creuses ; petites et grandes friches ; tissus pavillonnaires, mixtes, collectifs, d’activités sous‑occupés.
– Définition d’une grille d’analyse multicritères : statut foncier, occupation/usage, potentiel programme (logements, équipements, activités), accessibilité, environnement (désimperméabilisation/renaturation possibles), contraintes (pollutions, patrimoine, risques), faisabilité juridique/économique, données INSEE.
2) Collecte et croisement de données sur un site-test
–Inventaires existants auprès des services municipaux et autres opérateurs fonciers, visites de terrain, photos géolocalisées.
– Constitution d’une base (SIG) croisant : parcelles cadastre, bâti, occupation, vacance (logements/bureaux/commerces/locaux), friches, tissus sous‑occupés, servitudes et zonages d’urbanisme.
3) Production de cartographies et diagnostic
– Production de cartes thématiques : bâti vacant/sous‑occupé : logements vacants/sous‑occupés, bureaux vacants, locaux d’activité vacants.
– Foncier vacant : dents creuses, friches (petites/grandes).
– Tissus sous‑occupés : pavillonnaire (densification douce/forte), tissus mixtes/collectifs/activités.
4) Pistes de mobilisation et de programmation
– Intensifier sans construire : réemploi du bâti, changement de destination (ex. bureaux → logements), mutualisations temporelles (équipements partagés, occupations transitoires, chronotopie), lutte contre sous‑occupation (division, colocation solidaire…).
– Densifier sans artificialiser : constructions ciblées sur foncier déjà artificialisé (dents creuses, friches, parcelles d’activité ou tissus collectifs/pavillonnaires sous‑occupés) avec formes urbaines adaptées (habitat intermédiaire, petits collectifs, surélévation, division de halles/ateliers…), et apports de services.
– Fiches‑opportunité : idées‑programme (logements diversifiés, locaux d’artisanat/tertiaire, équipements de proximité), leviers (outils fonciers/urbanistiques), actions à court terme, estimations d’ordre de grandeur.
Livrables attendus
– Atlas local du foncier invisible
– Tableau de bord des gisements
– Fiches‑opportunité
– Présentation pour arbitrages en comité de pilotage
Profil recherché
– Étudiant·e en master 1 ou 2 en géographie, aménagement ou urbanisme (ou formation équivalente)
– Appétence marquée pour les démarches d’exploration/recherche et le terrain
– Sensibilité aux sujets d’écologie, de décarbonation, de sobriété foncière et d’occupation transitoire
Compétences attendues
– Notions en foncier/urbanisme règlementaire et opérationnel
– Notions SIG (QGIS), suite Office
– Aisance en analyse de données, rédaction et synthèse
– Adaptabilité, autonomie, rigueur, sens du contact
Durée du stage
Stage de 3 à 6 mois avec un démarrage dès que possible (dates à convenir).
Candidature
CV et lettre de motivation à envoyer à l’intention de Pierre Bodoira, adjoint à la directrice de l’ingénierie foncière : contact@lafab-bm.fr.